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Patrimoine

·        Église Saint-Monna (XVIe siècle)

Eglise Saint Monna
Eglise Saint Monna
L'aile nord de l'édifice primitif, la chapelle du Rosaire, de style gothique, porte la date de 1495. En 1597, le comte Michel de Rosmorduc la fait agrandir. Ses armes sont visibles au sommet du premier pilier. Le clocher porte la date, au-dessus de l'entrée, de 1618, et la tour celle de 1667. Restaurée en 1700, comme l'indique une inscription sur le mur ouest, cette église, de style Renaissance avec survivance du gothique fleuri, subit des réparations en 1781. Les prééminences de fondateur de l'église Saint-Monna et des chapelles de la paroisse appartenaient de temps immémorial à la famille de Rosmorduc qui disposait aussi de droits honorifiques en l'abbaye de Daoulas et en la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. On y trouve l'enfeu des Rosmorduc, un banc seigneurial de 1608 et une stalle du XVIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Monna en pierre, saint Monna en évêque, la Vierge-Mère, saint Isidore (en costume breton), saint Yves, quatre statues du XVIIème siècle de l'atelier d'Anthoine et un Crucifix. Le 4 avril 1808, un ouragan détruit les vitres du pignon sud. Afin de prévenir d'autres incidents, les dimensions des fenêtres sont réduites, sur les conseils de l'ingénieur impérial des Ponts et Chaussées de Landerneau, Jean-Sébastien Goury. L'ossuaire, de plan rectangulaire et situé près de l'église, date du XVIIème siècle.

 

·        La Croix des Douze Apôtres

La croix des douze Apôtres
La croix des douze Apôtres
Un des plus étranges et tout premier menhir christianisé breton situé au lieu dit Rungleo près du château de Rosmorduc sur la route de l'Hôpital Camfrout. A l'origine un menhir ou une borne militaire, cette pierre de 2,18 m fut christianisée à une date inconnue entre l'époque romane et le XVe siècle. Elle présente à son sommet une croix et en son intérieur quatre rangs en bas relief divisés en niches. La niche supérieure située dans le premier rang contient le Christ bénissant, tenant un globe à gauche. Chaque niche des trois autres rangs contient quatre Apôtres. Un calvaire très semblable, la croix de Moone, est érigé en Irlande dans le comté de Kildare.

Ce curieux monument peut-être considéré comme le plus ancien de nos calvaires finistériens

 

·        La Chapelle Sainte-Marguerite

Chapelle Sainte Marguerite
Chapelle Sainte Marguerite
Sur la route qui mène à L'Hôpital-Camfrout. Dans son ensemble, elle est de style gothique et possède un élégant clocher renaissance ; avec sa fontaine du XVIIe siècle creusée sur l'une des façades qui abrite une statue dédiée à Sainte-Marguerite, sainte évoquée pour la délivrance des femmes enceintes. L'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept et un chœur polygonal. La porte ouest porte la date de 1603. Les fenestrages sont du début du XVIIème siècle. Le bas-côté sud et l'abside date de 1890. A l'intérieur, on peut voir une Marguerite aux Anges (XVIIème siècle) et un Marc écrivain (XVIIème siècle). La chapelle abrite aussi les statues de saint Herbot, saint Yves, la Vierge-Mère, la sainte Trinité, la sainte Vierge et saint Jean (provenant d'une poutre de gloire), un Ecce Homo et un Crucifix.

Sainte Marguerite est fêtée le second dimanche de Juillet. Dans son enclos on trouve un calvaire en pierre de Kersanton daté de 1515.

 

·        La Chapelle Saint-Jean Baptiste (XVIIe siècle)

Elle domine la rivière de Daoulas et sert d'amer à la navigation. Elle est surmontée d'un joli clocher ajouré à 2 balustrades. Une belle fenêtre ogivale flamboyant donne sur le choeur. Le portail d'entrée porte les armes de Rosmorduc. La chapelle est un édifice rectangulaire avec charpente apparente. La sacristie date de 1656 et le clocher est plus récent. La chapelle abrite les statues de saint Jean-Baptiste, saint Jacques, saint Paul-Aurélien, la Vierge-Mère, sainte Martine, sainte Apolline, saint Laurent et sainte Elisabeth. Sa fontaine à quelques mètres de là dans un champ date de 1644.

 

·        Le Manoir du XVe (au bourg)

Manoir de Logonna-Daoulas
Manoir de Logonna-Daoulas
Solide construction parementé en pierres de Logonna, il porte sur une lucarne la date de 1639. C'est une ancienne dépendance du Château de Rosmorduc : il comporte deux portes romanes, un étage, des combles à mansardes surmontées de frontons décorés et de trois cheminées.

 

·        Fontaine Saint-Monna (1671)

 

·        Fontaine de la chapelle Sainte-Marguerite (1658)

 

·        Fontaine de la chapelle Saint-Jean-Baptiste (1644)

 

·        Calvaire de Gorré-ar-C'hoat (XVIème siècle)

 

·      Croix de Ruliver (XVIème siècle). On y trouve l'écu de la famille Rosmorduc, une table d'offrande à large cavet, et une statue de saint Nicodème. La croix et le crucifix sortent des ateliers de Roland Doré.

 

·        Autres croix ou vestiges de croix : la croix de Cléménéhy (vers 1630), la croix de Kerliver ou Croix-du-Quinquis (vers 1510), la croix du cimetière de Logonna-Daoulas (XIXème siècle), la croix de mission de Logonna-Daoulas (XVIème siècle, restaurée en 1898), la croix de Penanvern (XVIème siècle), la croix de Prat-an-Dour (XVIème siècle).

 

·        Moulin à mer

Construit en bordure de la rivière du Camfrout, le moulin a cessé son activité à la fin du XIXe siècle. Une cale d'accostage est construite en 1925.

  

·        Château de Rosmorduc

Château de Rosmorduc
Château de Rosmorduc
Le site de Rosmorduc est connu dès le XIème siècle par la charte XXIX du Cartulaire de Landévennec intitulée De Plebe Ermeliac. De style renaissance, le château de Rosmorduc matérialise la puissance et l'influence de la famille de Rosmorduc alors que le Duché de Bretagne allait être rattaché au Royaume de France en 1532. Le château pourrait avoir succédé, comme presque tous les chef-lieux d'importants fiefs bretons, à un site fortifié ceint de retranchements car on retrouve en bordure de l'enclos des jardins une levée de terre et le fossé encore bien marqué dont l'ensemble constituait une motte féodale. En 1608, Anne de Rosmorduc, héritière des noms, armes et titres de sa famille, épouse Alain Le Gentil, seigneur de Coëtninon, en Plomodiern, qui appartenait à une ancienne famille chevaleresque de Cornouaille issue de Jehan, compagnon d'armes du Connétable Bertrand du Guesclin. En 1648, leur fils, Jacques, arrière petit-fils de Marguerite de Cornouaille, fit reconstruire le double portail de l'entrée. A la Révolution, le château est la propriété du comte Louis de Rosmorduc, adjudant-général de l'armée royale, qui figure parmi les officiers généraux et chefs chouans et vendéens qui signèrent le 18 décembre 1799 la Paix de Pouancé, prélude à la proclamation du Premier Consul Bonaparte relative à la pacification de l'Ouest. Vendu par la Nation de 1793 à 1798, le domaine est racheté au siècle suivant par le comte Georges de Rosmorduc, archiviste-paléographe, lauréat de l'Ecole des Chartes, qui entreprend la restauration du château avec l'aide de l'architecte rennais Henri Mellet.

 

·        Chapelle de Rosmorduc (1697)

Il s'agit de la chapelle privée du château de Rosmorduc, fondée le 26 septembre 1697 par Alain Le Gentil et Barbe Le Bigot, seigneurs de Rosmorduc.